avril 2016 archive

Voyager avec bébé : le Japon (1ère partie)

Ca y est, nous sommes de retour après 11 jours passés au Japon. Le Japon est un pays cher à notre cœur, mon mari y a travaillé 6 mois il y a de nombreuses années et nous y avons effectué un voyage en amoureux en 2008. Nous étions impatients d’y retourner avec notre puce. Mes plus grosses craintes concernaient le décalage horaire de 7 heures… Les 12 heures de vol ne m’inquiétaient pas trop, nous avions déjà effectué un vol de 8 heures pour aller à Dubaï et cela s’était bien passé. Avion, train, voiture… ma Douceur aime bien voyager, en général ça se passe bien.

Je partage avec vous mon expérience :

Le vol : vol direct avec Air France : sièges plutôt confortables et écrans individuels. Bémol : la piètre qualité des écouteurs fournis, pensez à prendre les vôtres. Il y avait beaucoup d’enfants dans l’avion et cela s’est bien passé pour tout le monde. Si vous souhaitez que votre enfant dorme, évitez d’allumer son écran. Tout le monde dormait sauf les enfants qui étaient hypnotisés par leur petite télé perso et tactile. Comme pour Dubaï, j’avais préparé pour ma fille des petites surprises glissées dans son sac à dos : des figurines, de nouveaux playmobils et des carnets de gommettes. J’ai essayé d’éviter les petites pièces pour ne pas passer le vol à chercher sous les sièges. Entre ses jouets, les repas et le dodo, ça passe assez vite. Le repas enfant est servi avant celui des adultes pour pouvoir les aider à manger. Les plateaux ne sont pas terribles, ce n’est pas un scoop…

Le décalage horaire : 7 heures. Nous sommes arrivés à Tokyo tôt le matin. On a regagné le centre ville, pris un petit déjeuner dans un café et passé la matinée dans le Shinjuku Gyoen pour admirer les derniers cerisiers en fleurs. C’est un très grand et très joli parc où nous avons pu nous dégourdir les jambes, prendre un bon bol d’air et profiter du soleil.

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Cerisiers en fleur au Shinjuku Gyoen

Il faut passer un maximum de temps à la lumière naturelle et essayer de se caler dès le premier jour sur les heures de repas. Si possible, éviter les endroits trop bruyants et ne pas prévoir trop de choses la première journée pour une arrivée tranquille. Le but est avant tout de récupérer du voyage et d’établir un premier contact avec ce pays si fascinant. Ma Douceur a fait 2 siestes dans sa poussette (une vers midi et une dans l’après midi). L’après midi : visite de Shinjuku et prise de marques dans l’appartement loué à Yoyogi. Dîner tôt et tout le monde au dodo vers 20h.

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Le quartier de Shinjuku

Durant l’ensemble du séjour, elle ne s’est pas réveillée la nuit mais les couchers étaient tardifs (22h – 23h), notamment en raison d’une sieste quotidienne vers 18h…

Les couches : grosse problématique avant de partir : on emporte 45 couches ou on achète sur place ??? On a choisit la première option pour jouer la sécurité et on a eu raison. Les japonaises sont adeptes des couches lavables qui ressemblent à ça :

couche-lavable-japonIl est possible de trouver des couches jetables mais ce n’est pas évident. Il y en a au Yodobashi Camera (immense magasin qui vend de tout, à Tokyo et Kyoto) et dans certaines pharmacies ou dans les magasins pour enfants comme Nishi Matsuya. L’avantage d’emporter ses couches est que les bagages s’allègent au fur et à mesure et que cela libère de la place pour les souvenirs…

Changer bébé : Une fois la question des couches réglée, la question se pose rapidement : comment et où changer mon bébé ? Le Japon vous facilite la vie : il y a des toilettes partout : modernes, confortables et à l’hygiène irréprochable. Elles comportent quasiment toutes une table à langer (souvent dans les toilettes pour handicapés) chez les femmes et chez les hommes. Nous n’avons rencontré aucun problème pour changer la petite durant tout le séjour. Seul bémol : pas ou peu de poubelles. Petite info : les toilettes pour femmes comportent quasiment toutes un siège pour bébé afin que vous puissiez faire ce que vous avez à faire l’esprit tranquille :

baby-chair-toilet-japan-siège-bébé-toilettes-japonLes transports en commun : habitués aux transports parisiens, nous avons trouvé qu’il n’y avait pas tant de monde que cela. C’était tout à fait gérable, même avec la poussette et les bagages. Il faut éviter les heures de pointe pour plus de tranquillité et d’espace mais ce n’est pas indispensable. Les transports (métro et trains) sont propres, ponctuels et bien conçus. Il faut respecter le marquage au sol pour le sens de circulation et les files d’attente sur les quais. Les indications sont données en anglais mais la taille des gares peut être impressionnante. Pour ne pas trop stresser, il faut préparer au maximum son parcours avant de s’engager dans une station. La signalétique est très présente mais la foule peut donner le vertige. Pour moi, le plus impressionnant fut peut-être le calme voire le silence malgré cette foule. En effet, au Japon, personne n’écoute la musique sans écouteurs, les gens chuchotent… bref les nuisances sonores sont plutôt rares. Les gens sont très respectueux des règles et personne ne vous double, pousse ou même touche. J’ai trouvé les transports au Japon bien moins agressifs et violents qu’à Paris. Et ce n’est pas un mythe : ça sent bon dans le métro !

Ascenseur : ton meilleur ami quand tu te balades toute une journée avec une poussette. Il y en a énormément, dans toutes les stations et tous les magasins. Heureusement car les escalators sont interdits aux poussettes… C’est vraiment confortable mais double bémol : les ascenseurs sont utilisés par beaucoup de personnes qui n’en n’ont pas besoin, donc le temps d’entente est parfois un peu long et la distance parcourue pour le trouver frise parfois le ridicule mais on ne va pas se plaindre, ce serait ingrat, ils nous ont vraiment facilité le voyage.

Alimentation : c’est là que ça se complique. Nous avions mis dans nos valises des yaourts et des compotes en gourdes et le lait en poudre. Aucun problème pour trouver de l’eau minérale, il y a des distributeurs à tous les coins de rue, et la plupart proposent de l’évian. Dans les restaurants traditionnels : pas de chaise haute ni de menus enfants mais les serveurs vous amènent un petit bol et des couverts pour que vous puissiez partager votre plat avec votre enfant. Ma Douceur n’étant pas très curieuse culinairement parlant et pas fan de riz, ce fut assez compliqué. En effet, pas de nourriture pour bébé dans les supérettes, pas de compotes et peu de yaourts. La nourriture pour bébé, quand on en trouve, est souvent sous forme de poudre, déshydratée et tout est en japonais. Ca ressemble parfois à ça :

4902508133319On a trouvé des bananes, des crackers, des cookies au chocolat, du jus de pomme, bref un vrai menu de vacances pour un gamin !

La suite de notre voyage au Japon, bientôt !